Cinq minutes sur votre trajet, un grand service pour un voisin.
Chaque jour, des habitants passent devant la pharmacie ou l'épicerie en allant au travail. D'autres, souvent plus âgés, ne peuvent plus se déplacer. Orée Écouves les met en relation, simplement, avec ou sans smartphone.
Les trajets existent déjà. Il manque juste le lien.
Dans nos communes rurales, beaucoup d'anciens ne conduisent plus. Un médicament ou une baguette qui manque, et c'est une vraie difficulté.
Trajets du travail, courses, allers-retours vers l'école : des habitants passent tous les jours devant les commerces.
Chaque kilomètre compte. Reconnaître le geste de ceux qui aident, c'est aussi les soutenir.
Trois façons de demander un coup de main
Personne n'est laissé de côté parce qu'il n'a pas de smartphone.
Par téléphone
On appelle la mairie. Le secrétariat note la demande et se charge de trouver la bonne personne.
Par l'application
Ceux qui sont à l'aise avec le numérique déposent leur demande directement, en quelques secondes.
Par le CCAS
Le centre communal d'action sociale repère les personnes qui en ont besoin, sans qu'elles aient à se signaler.
Le parcours d'une demande
La demande est enregistrée
« Il me manque du pain et mon ordonnance est prête à la pharmacie. »
Les aidants proches sont prévenus
Les bénévoles inscrits qui passent dans le secteur reçoivent une notification sur l'application.
Un aidant accepte
Le premier disponible prend la demande. Elle disparaît pour les autres.
Personne ne répond en 15 minutes ?
La demande remonte automatiquement à la mairie, qui appelle directement un bénévole.
La remise est enregistrée sur place
Au moment de la remise, l'aidant scanne avec l'application la carte Orée du bénéficiaire, remise par la mairie. Il photographie aussi le ticket de caisse, et la position GPS de la remise est enregistrée à ce moment-là. Aucun smartphone n'est nécessaire côté bénéficiaire.
Le service est validé automatiquement
La demande passe en « service fait » et apparaît aussitôt au secrétariat de mairie. L'aidant reçoit ses points, convertibles en bons carburant une fois un seuil atteint.
Ni payé, ni gratuit : reconnu.
Le service reste un geste d'entraide, pas une prestation. Mais celui qui fait un détour engage son temps et son carburant.
On ne mesure pas le geste : chaque service rendu rapporte le même nombre de points, qu'il s'agisse d'une baguette ou d'une ordonnance, d'un petit détour ou d'un grand. Une fois un seuil atteint, ils sont convertis en bons carburant, financés par une subvention demandée au Conseil départemental.
À cadrer avec les partenaires. Un bénévole ne peut pas être rémunéré. Les bons carburant seront donc présentés comme un remboursement forfaitaire des frais de déplacement, plafonné, et le montage sera validé avec le Département.
Les courses elles-mêmes restent à la charge du bénéficiaire, sur présentation du ticket de caisse, avec un montant maximum par service.
Un projet de territoire, porté localement
L'association loi 1901
Elle porte le projet : elle assure les bénévoles, gère les points et reçoit les subventions.
La mairie
Point d'entrée téléphonique. Le secrétariat enregistre les demandes et prend le relais quand personne ne répond.
Le CCAS
Il connaît les personnes âgées de la commune, identifie les besoins et valide le système de points.
Le Conseil départemental
Partenaire financier : la subvention finance les bons carburant et le fonctionnement.
La confiance d'abord
Des aidants identifiés
Inscription en mairie avec pièce d'identité, signature d'une charte d'engagement, rencontre préalable.
Une assurance
La responsabilité civile de l'association couvre les bénévoles pendant les services rendus.
Des données protégées
Le strict minimum est collecté, conformément au RGPD. Seuls la mairie et l'aidant concerné voient l'adresse du bénéficiaire. La position GPS n'est relevée qu'au moment de la remise, jamais en continu, puis elle est effacée une fois le service validé.
Des règles simples
Ticket de caisse obligatoire, montant plafonné, pas d'argent liquide en jeu au-delà du prix des courses.
Les prochaines étapes
- Présentation du projetÉchanges avec la mairie et le CCAS.
- Création de l'associationStatuts, bureau, assurance des bénévoles.
- Demande de subventionDossier auprès du Conseil départemental de l'Orne.
- Phase piloteUne commune, quelques bénévoles, le standard de la mairie et l'application.
- ÉlargissementOuverture aux communes voisines du secteur d'Écouves.
Ça ne coûte presque rien, et ça change une journée.
Orée Écouves, c'est aussi l'occasion de se rencontrer entre générations, entre voisins qui se croisaient sans se connaître.